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    Interview Djamal

    Kabal a été au rap français militant et conscient ce que Johnny est à la soupe française depuis bien trop longtemps, une icône intemporelle du genre, provoquant à chacun de ses passages sur scène, l’enthousiasme le plus total. Passionné, honnête, et pertinent, autant de qualités artistiques qui siéent au rang d’un musicien au talent plus qu’établi. Ce genre de personnage atypique bien trop rare dans le paysage musical français, en somme un bien bel exemple de ce qu’est et doit être la véritable intégrité artistique. Rencontré à Jarny lors du plein air rock, Djamal avec toute cette gentillesse qui le caractérise, m’a accordé une trentaine de minutes pour un entretien totalement improvisé afin de me présenter ses nouveaux projets artistiques diverses et variées.

    Quelles ont été tes implications artistiques depuis la sortie du premier album d’In Vivo ?

    Ok donc avec notre ami Yoda qui est éclairagiste de Lofofora et accessoirement membre du groupe La Calcine signé sur le label de Lofofora, j’ai composé une vingtaine d’instrus sur lesquels on a invité des bassistes et des guitaristes à venir poser. Comme bassiste il y a entre autres Phil de Lofo, Igor ancien F.F.F, David Jacob ex Trust et au niveau des six cordes, Daniel de Lofo, Farid d’In Vivo et ancien guitariste de Lofo, Marco de Mister Gang. Bref, nous avons fait venir beaucoup de talents d’horizons différents sur une base qui est, par définition, rap-métal. Ensuite nous avons invité des chanteurs qui vont de Reuno de Lofofora, Jack du Noyau Dur, en passant par Rockin’Squat, les rappeurs belges de Starflam. Cette compilation se nommera "Lutte Des Clashs" et sortira, on l’espère, avant la fin de l’année. On ne sait pas encore par quel biais le projet sortira, mais les propositions ne manquent pas, c’est donc plus une question de timing. C’est le plus grand projet sur lequel j’ai bossé, ça m’a prit pas loin de deux ans entre la conception, la réalisation, on vient de finir de mixer, en tout état de cause, je suis confiant.

    Et au niveau d’In Vivo ?

    Entre temps, on a enregistré, avec une nouvelle section basse-batterie fraîchement arrivée depuis quelques mois, une dizaine de titres inédits avec In Vivo pour un album qui sortira à la rentrée et probablement un maxi live disponible sur notre site interne que tu peux consulter à cette adresse : http://www.invivo-musica.com/.

    Quelles ont été les réactions du public et les répercussions en termes de vente du premier album d’In Vivo ?

    Entre le moment de sa sortie en 2002 et aujourd'hui, on a dû vendre quelque chose comme 5 000 exemplaires. Le truc c’est que 5 000 albums vendus il y a 4 ans et 5 000 albums vendus en 2006, cela n’a pas la même valeur, malgré tout, partout où je passe, on me parle d’In Vivo, ce qui prouve que cette formation laisse des traces et j’en suis fier.

    Avez-vous beaucoup tourné avec In Vivo ?

    On a fait une cinquantaine de dates dans une période de deux ans et une dizaine l’année dernière. Dernièrement, Farid le guitariste du groupe a décidé de quitter la musique en général et il a fallu donc que l’on se réorganise et que l’on se recadre. Récemment, nous avons trouvé deux nouveaux membres avec qui il était utile de trouver certains automatismes avant de prendre la route.

    Et en ce qui te concerne personnellement ?

    Oui, suivra à la compilation "Lutte Des Clashs", un album rap metal sur lequel je bosse actuellement qui, dans l’expression sera proche de la compil’. J’ai envie de m’exprimer dans un carcan plus brutal de ce que In Vivo peut l’être, car In Vivo représente pour moi une sorte de clarté, de la positivité et je n’ai pas envie de renier ma part de noirceur et d’exprimer cela dans un projet à part entière ne pourrait qu’être profitable.

    Est-ce l’actualité sociale et politique qui te pousse à remettre la capuche sur la tête et avoir une attitude hardcore et vindicative ?

    C’est un peu cela oui, J’avoue qu’In Vivo était tout l’inverse de ce que je faisais dans Kabal. Avec In Vivo, on travaillait sur les sentiments, chaque titre était un support pour exprimer et mettre en valeur une émotion, alors que dans Kabal on développait une thématique, on déduisait, on faisait des plans, ce n’est pas du tout la même approche ; les deux entités que représentent In Vivo et Kabal sont un peu le yin et le yang qui sont en ma personne.

    L’aventure In Vivo, cette complémentarité t’a donc épanoui artistiquement ?

    Oui complètement, le fait de travailler avec Denis m’a beaucoup appris sur la musique en général et plus spécifiquement indienne, c’est très pointu et ces gens-là ne nous ont pas attendus pour jouer au rythme de la techno et de la jungle. C’est surtout avec Denis que j’ai fait mes premières gammes, mes premiers cours de chant. D’ailleurs, je remercie encore Farid d’avoir initié un tel projet car ce fut pour moi une expérience grandement enrichissante.

    T’as des nouvelles de D’, ton collaborateur au sein de Kabal ?

    On habite la même ville donc on se croise, on se salue mais nous n’abordons pas ensemble nos projets respectifs, il continue son parcours en solo, fait du théâtre, du slam et a créé son propre label.

    Peux-tu nous en dire plus sur cette association dont tu es à l’origine et que t’évoquais avant l’interview ?

    Autour de ces activités purement musicales, j’ai créé une association appelée Labellasso dont je t’ai filé le lien (http://labellasso.info/index.php). Labellasso c’est surtout un site Internet où tu peux consulter et trouver des artistes tous genres confondus (peintres, sculpteurs, graphistes, photographes), il y transite rappeurs, metalleux. Pour résumer c’est une vitrine de gens passionnés et ce qui nous rejoint c’est notre façon de penser, de travailler et aussi de rester indépendant en ce qui concerne notre démarche. Sinon, nous organisons des soirées à thème, des ateliers d’écriture en prison, nous organisons des expos et nous nous investissons dans certains quartiers populaires pour certaines causes sociales qui nous tiennent à cœur.

    As-tu une opinion sur ce qu’est devenu le rap français ?

    Pour être franc avec toi, j’écoute très peu de rap français et en ce qui concerne le paysage rapologique de l’hexagone, je suis attaché à de bonnes vieilles valeurs hip-hop, au vrai hip -hop, ce mélange polymorphe de cultures avec la peinture et la danse, c’est cela qui me touche dans ce mouvement culturel. Aujourd’hui, j’ai la sale impression que le rap français n’est plus du tout accroché à cette sphère qu’est la culture hip-hop. C’est devenu une entité à part que l’on nomme rap français et qui se développe en faisant de la thune. En ce qui concerne le rap militant et pertinent, hormis La Rumeur qui fait du très bon boulot, c’est ni plus ni moins la sécheresse totale, j’ai bien peur que le rap dit "conscient" n’existe plus.

    Pour terminer, qu’écoutes tu en ce moment en te levant le matin ?

    Ben, aussi étrange que cela puisse paraître, j’ai bloqué sur Rammstein, sinon j’apprécie beaucoup Queens Of The Stone Age…

    Merci à toi Djamal, bonne continuation et longue vie à Labellasso.

    Ben de rien, merci à toi pour cette interview sur le pouce !


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